août 10
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Un mois de cohabitation avec un iPad…
Près d’un mois après la sortie officielle de l’iPad en Belgique, un produit auquel, comme beaucoup de geeks j’ai succombé, l’envie m’est venue de faire le point sur cet appareil. Je l’utilise en effet quotidiennement depuis plusieurs semaines et je tente de le repousser dans ses derniers retranchements. Entre les « pour » et les « contre », je vous propose un point de vue (de plus) sur une machine qui, si elle n’a pas fait couler beaucoup d’encre, a en tout cas usé bien des claviers alors qu’elle-même n’en possède pas… Au royaume du tactile, l’iPad semble pour l’instant être le roi. Cet article vient en introduction d’une série au cours de laquelle j’aborderai à chaque fois différents aspects de la tablette de chez Pomme.
L’Empire contre l’Alliance rebelle
Je me délecte tous les jours de lire dans la presse, spécialisée ou généraliste, non pas les articles consacrés à l’Iphone ou à l’iPad mais plutôt les commentaires des internautes. La guerre sévissant entre les anti-pomme et les pro-apple faisant rage avec, la plupart du temps, bien peu de bon sens dans un camp comme dans l’autre… On dirait parfois un copié-collé des guéguerres précédentes entre linuxiens et miscrosoftards; les arguments sont les mêmes et les excès aussi.
Que peut-on légitimement reprocher à l’iPad?
On pourrait tout d’abord parler du prix. Avec l’entrée de gamme à 499€ et le haut de gamme à 799€, on ne peut pas dire que ce produit est à la portée de toutes les bourses. Cependant, et la comparaison vaut ce qu’elle vaut, quand on voit le prix, d’une part de la console Nintendo Dsi XL et, d’autre part, de la PSP de Sony, deux produits au prix avoisinant les 200€, limités au jeu et avec un pseudo navigateur web, on se dit qu’on est en fait dans un marché technologique aux prix « traditionnellement » élevés…
D’un autre côté, je suis plutôt du genre à me réjouir lorsqu’un produit de ce genre sort: je me dis généralement, lorsque je ne peux raisonnablement pas me permettre de me l’offrir, que d’ici deux à trois ans, son prix aura chuté drastiquement. La plupart des innovations technologiques semblent d’abord hors de prix avant de se démocratiser. Qui pouvait se payer un GSM (NDLA: « téléphone portable » ou « mobile » pour les amis français qui nous lisent) en 1991? Aujourd’hui rares sont ceux qui n’en possèdent pas, aussi simple soit-il dans ses fonctionnalités. Rien que pour ça, l’iPad est une aubaine pour ce qu’il préfigure.
Vous l’aurez compris, personnellement, le prix de l’iPad ne me pose pas de problème. Néanmoins, j’adhère beaucoup moins à la politique commerciale d’Apple. Ainsi, c’est plutôt le coût des accessoires qui me met hors de moi.
Afin de pouvoir professionnellement profiter au mieux de la « bête », j’ai fait l’acquisition d’accessoires qui m’étaient indispensables dont :
- Un étui de bonne facture, au prix de 59€
- Un kit de connexion d’appareil photo à 29€
- Un adaptateur iPad vers VGA pour la projection à 29€
Je me retrouve donc avec un bel étui en simili-skaï de synthèse, deux morceaux de plastique blanc immaculé et un câble de même couleur, de 15 cm de long avec deux embouts, le tout pour un total de 117€. Si je trouve que l’iPad est technologiquement bien conçu, je trouve ces accessoires bien cher payé pour ce que je devine être leur coût de production… Sans parler de leur faible développement technologique: rien de neuf là dedans. Mais bon, ils sont comme ça chez Apple et sur ce point, je ne jetterai pas la pierre à leurs détracteurs.
Les principales critiques, légitimes ou pas ?
Prenons trois des principales critiques adressées à l’iPad et voyons si elles tiennent la route, à commencer par l’absence de Flash (le plug-in, pas l’accessoire d’appareil photo ; je précise pour Régis).
J’ai lu dans certains commentaires d’internautes des réflexions comme : « Pas de flash ! C’est une honte, on ne pourra donc pas lire les vidéos Youtube et Daily Motion ! ». Je précise que j’ai lu ce reproche plusieurs fois de la part de personnes différentes… Dans ce cas précis, c’est un mauvais procès : l’iPad inclut une application YouTube qui permet de consulter toutes les vidéos du site et on peut télécharger gratuitement l’équivalent pour DailyMotion.
Par contre, il est évident que l’absence de plug-in flash est très handicapante pour consulter certains sites web : j’ai d’ailleurs déjà pesté quelque fois sur mon iPad quand ce cas de figure se présentait. Ajoutons que, vraisemblablement, cela n’est pas près de changer : Steve Jobs et Adobe sont quelque peu en froid (c’est un euphémisme !)et en plus, il faut aussi admettre que de toute façon, les sites développés entièrement en Flash se prêtent très peu au tactile…
La seconde critique porte sur l’absence de Webcam. Personnellement, j’ai un peu de mal à me prononcer sur ce point dans le sens où, même sur mon PC, c’est probablement le périphérique que j’utilise le moins… Je pourrais même vivre sans… Et puis, n’oublions pas que l’iPad, et autres tablettes puisqu’il faut maintenant les appeler ainsi, n’est ni un ordinateur portable, ni un mobile : c’est un objet qui occupe justement un créneau entre ces deux-là. Ajoutons que je ne suis pas non plus fan de visioconférence. De votre côté, si vous avez un avis là-dessus, n’hésitez pas…
Un troisième reproche, peut-être plus sensé : « on ne peut pas stocker de fichiers sur son iPad ! Pourquoi proposer des modèles allant de 16 à 64Go alors ? »
S’il est vrai qu’iPad à peine sorti de sa boîte ne le permet effectivement pas, il suffit d’installer l’une ou l’autre des nombreuses applications, à l’instar de l’excellent GoodReader (0.79€) pour pouvoir le faire. Ou mieux, de télécharger gratuitement l’application Dropbox, liée au service du même nom pour stocker vos documents en ligne car ne l’oublions pas : l’iPad est bel et bien un enfant du Web 2.0 ; il est avant tout dédié à la consultation et l’utilisation de services Web…
C’est tout pour aujourd’hui ?
Cet article vient en fait ouvrir un large chapitre qui sera consacré à mes aventures en tant qu’utilisateur d’iPad. Par la suite, nous aborderons le fonctionnement de l’appareil, son ergonomie, l’influence potentielle qu’il aura ou encore les applications phares dans le secteur de l’e-tourisme.
En guise de conclusion pour les points évoqués ci-dessus, je dirais que l’iPad et Apple ne sont, bien entendu, pas exempts de reproches. L’iPad n’est finalement que le prototype d’un nouveau type d’interface qui s’essoufflera peut-être ou qui, au contraire, préfigure une révolution comme le fut la souris en son temps. Trop tôt pour le savoir, même si le succès commercial est là.
Enfin, j’aurais pu également parler de cette tablette belge qui a eu les honneurs du J.T. national avant-hier soir mais je préfère attendre: elle tourne sous Windows7; une bataille rangée Linux-Microsoft se prépare et j’ai hâte de me délecter des commentaires des partisans des deux factions en présence. Je cherche déjà une app pour compter les points…













